L’INSURRECTION COUVE EN PERMANENCE EN FRANCE

Editorial

   La révolution culturelle du mois de mai 1968 a été un évènement majeur en France, à l’origine de l’émancipation familiale et d’avancées sociales forcées. La jeunesse, sous l’influence de meneurs trotskistes, s’était révoltée contre l’ordre établi et l’autorité familiale qui inculquait une éducation classique issue de vieilles traditions puritaines, selon ces anarchistes qui avaient réussi à constituer un foyer subversif dans une université. Ce mouvement insurrectionnel s’était d’abord propagé dans le milieu estudiantin et avait préparé un terreau contestataire aux syndicats qui leur avaient emboîté le pas, en puisant leurs revendications dans la même idéologie. Tous ces censeurs anarchistes organisaient des débats, manifestations, combats, destructions dans les rues, universités, lycées, usines, administrations, avec comme enjeu une nouvelle civilisation culturelle et matérielle fondée sur des doctrines marxistes. Toute cette agitation aboutissait à une grève générale entraînant la paralysie de l’ensemble des activités du pays. Le gouvernement, après d’âpres négociations, avait été contraint de lâcher du lest, en accordant une augmentation salariale de 10 % et quelques libéralités aux étudiants. La France sortait de ces épreuves avec un préjudice moral réducteur et des avancées sociales qui se sont évaporées avec le temps.

   Au mois d’octobre 2005, dans la banlieue parisienne, le 21e siècle qui s’annonçait comme celui des lumières, a été subitement troublé par des émeutes, à la suite de deux jeunes délinquants issus de l’immigration, qui s’étaient cachés dans un transformateur électrique pour échapper à la police. L’un d’entre eux avait été électrocuté et sa mort avait été imputée aux forces de l’ordre par les banlieusards des zones sensibles où dominait déjà une criminalité hors normes, basée sur l’économie souterraine et une délinquance importée des quatre coins de la planète. Les banlieues qui étaient en ébullition, attendaient cette étincelle pour mettre le feu aux poudres. 

    Une vague de violences inouïes et l’embrasement des banlieues entraînaient la destruction de centres commerciaux par incendies volontaires et des actions criminelles de toutes sortes, pendant trois semaines. Cette guérilla urbaine se soldait par des galeries marchandes en champs de ruine et des dégâts considérables. Les banlieusards, issus de l’immigration, se considèrent comme des "laissés-pour-compte" avec des sentiments anti-français, malgré des politiques de la ville pour leur intégration.

   Depuis 2015, un autre phénomène s’est brusquement manifesté par des attentats sanglants avec des centaines de morts et un millier de blessés. Les auteurs, des français musulmans, ont justifié leurs tueries, par leur appartenance à une mouvance terroriste connue sous le pseudonyme de djihad qui a fait allégeance à Daesh, organisation terroriste sanguinaire proche-orientale ayant déclaré la guerre à la France, à cause de ses interventions sur les théâtres d’opérations extérieures.

   Notre pays, est soumis à la vindicte de ces criminels qui l'ont endeuillé régulièrement depuis 3 ans. Leurs actions par des procédés "low-cost" comme les armes automatiques, ceintures explosives, armes blanches et surtout les camions-béliers, sont redoutables et font un maximum de victimes avec peu de moyens matériels. Le gouvernement a répondu que malheureusement, il faut s’attendre à d’autres attentats qui seront commis par effet de surprise, à tout moment. Pour faire face à ces menaces graves permanentes à cause d’une forte implantation djihadiste en France, des mesures de sécurité ont été prises. Tous les français musulmans contaminés par la radicalisation qui est l’interprétation stricte du coran et de la charia, ont été recensés par des fiches "S" qui correspondent aux menaces d’atteinte à la sûreté intérieure et extérieure de l’Etat. Leur nombre serait de 30 000 environ actuellement. Le gouvernement s’est empressé de déclarer que ces fiches représentent des documents de travail pour les forces de l’ordre et qu’aucune mesure coercitive ne peut être prescrite à l’encontre des titulaires.

    Le 1er mai 2018, la France médusée découvre que 1 200 militants d’extrême gauche, porteurs de vêtements noirs, d’équipements de combat de rue, casqués, encagoulés, circulent en amont du cortège syndical, en partant de la place de la Bastille à Paris. Les résultats n’ont pas tardé. Les destructions par incendies, saccages et violences ont donné le ton immédiatement. Les téléspectateurs ont remarqué un restaurant "Mc Donald's" en flammes, des voitures incendiées, des bataillons de malfaiteurs déchaînés qui brisaient tout sur leur passage. Voilà le spectacle des revendications de la journée d’actions syndicales du 1er mai 2018. Les images télévisuelles de ce vandalisme, ont fait le tour du monde, en rappelant les violences "Zadistes" contre les forces de l’ordre à Notre-Dame-des-Landes (44) et en laissant apparaître que l’Etat de droit a du plomb dans l’aile.

   Dans un premier temps, en cas de dérapages, on impute toujours les méfaits aux mouvances d’extrême-droite. Mais là, il a fallu reconnaitre l’évidence et se poser des questions que nos concitoyens ne comprennent pas, malgré les interventions gouvernementales, après coup. Les casseurs gauchistes ont pu opérer pendant près d’une heure, sans intervention des forces de l’ordre, avec des appréciations controversées. Qui sont ces professionnels du chaos ? Des destructeurs du capitalisme selon les médias, qui ont déjà expérimenté leurs actions sauvages contre les forces de l’ordre, notamment à Notre-Dame-des-Landes, sous l’appellation "Black Blocs". Les soixante-huitards sont considérés comme usés par le temps, mais la relève encore plus violente, est là. Deux cents d’entre eux ont été interpellés.

   Néanmoins, les critiques fusent de partout quant aux interventions tardives des forces de l’ordre et surtout concernant l’inaction gouvernementale plus préoccupée par la défense des droits des immigrés clandestins, en provenance de la corne africaine, dont les bidonvilles occupent de nombreux espaces publics dans la capitale. A force de les vider au fur et à mesure du remplissage, tous les centres d’accueil et d’hébergement sont saturés. Pour en créer d’autres, il faudra trouver des fonds et les retraités inoffensifs, considérés comme les nantis de la Nation, devront peut-être une nouvelle fois faire preuve de générosité.

   Toutes ces violences, attentats et ennemis de la France, dont le redoutable djihad, inquiètent nos concitoyens. Que faut-il penser de toutes ces structures menaçantes et des forces occultes qui peuvent troubler l’ordre public à tout moment. Les pouvoirs publics ont répondu qu’il faut s’attendre aux attentats inopinés, manifestations et émeutes de plus en plus violentes.             

Emile le Bras.